Our latest bag comes from such a simple idea, but telling you about it is not so simple.
The idea was 'avant de dormir', considering the night as magical, a mysterious event that changes nothing of the daytime, it leaves everything as it is, only that it is dark and you can't see. I know it's much more complex than that, the earth goes round, the sun and all of that. But look at it from down here: daytime things, during the day, stay exactly where they are, they don't change, no, but all of a sudden they are in the dark.
You can't see them any more.
Every now and then I realise that I used to be better at writing. I would put all the concepts in an orderly fashion and I would get to my point.
A little boring perhaps, but legible. But at work talking like that has become impossible for me. It's difficult for me to keep up with words because, if I do everything properly, with one thought calmly following another, when do I get to the night time bag?
And I eat my words, I only go on images so I speak quickly. I can't afford to lose my track.
Look at Kobi, he draws in order to speak.
The best thing about the night is all the shiny things, because they are so alone and clear in the dark. The stars and the fireflies, touching little lights that become important. A part from the moon, which has the biggest part.
This is how I wanted the bag to be, to express these things without saying them.
Two batteries and a string of little bulbs, an on-off switch, a pretty shape, an evening fabric, two nappa handles.
All black of course. Then you turn it on and you see the stars.
m
Notre dernier sac est le fruit dune idée tellement simple quil est plus difficile de la raconter.
Lidée était avant de dormir, une considération sur la nuit comme magie, un événement mystérieux qui ne meut rien dans le quotidien, qui laisse toutes les choses comme elles sont, seulement il fait sombre et on ne voit rien.
Mais je sais que la terre qui tourne, le soleil et tout le reste représentent un fait important. Mais vu dici, justement : les choses de la journée, quand on voit tout, sont bien fermes à leur place, oui, elles ne changent pas, non, mais dun seul coup, elles se trouvent dans lobscurité.
On ne les voit plus.
De tant en tant, je me rends compte quautrefois jécrivais mieux. Je mettais tous les concepts un après lautre, avec ordre et jarrivais là où je le désirais.
Cétait peut-être un peu ennuyeux mais cétait lisible. Mais pour moi désormais dans le travail, parler ainsi est devenu impossible.
Il mest difficile de suivre les paroles car, si je fais tout très bien, une pensée après lautre avec calme, quand arriverai-je au sac de la nuit ?
Et je me bois les paroles, je procède seulement par images et donc je parle rapidement. Je ne peux pas me permettre de perdre le fil.
Kobi dailleurs, lui il dessine pour parler.
Ce qui est le plus beau dans la nuit, ce sont toutes les choses qui brillent parce quelles sont tellement seules et évidentes dans lobscurité.
Les étoiles et les vers luisants, de petites lumières émouvantes qui deviennent importantes. A part la lune qui a la part la plus importante.
Je voulais un sac ainsi, qui puissent sentir ces choses sans en parler.
Deux piles et une file de petites lampes, un interrupteur qui allume et qui éteint, une jolie forme, un tissu de soirée, deux poignées en peau.
Naturellement tout noir, ensuite tu allumes et on voit les étoiles.
m
|